Le CDH BW demande une task force pour faire aboutir le chantier RER  16

Au printemps de cette année 2018, les chantiers du RER en Brabant wallon vers Ottignies et Nivelles devraient redémarrer. L’annonce en a été faite il y a quelques semaines. Et les dates suivantes ont été avancées pour la fin définitive des chantiers : 2029 pour la L161 vers Ottignies, et 2031 pour la L124 vers Nivelles.

Le cdH du Brabant wallon se réjouit de la reprise de ces chantiers : toute avancée sur ces lignes est positive, car en principe ce qui est fait n’est plus à faire ! Néanmoins, nous nous gardons de tout excès d’optimisme. En effet, la tâche est encore immense pour parvenir à un RER performant et efficace au service des navetteurs.

En particulier, nous attirons l’attention sur trois éléments essentiels pour parvenir enfin au succès du projet RER :

  1. Il manque encore de cruciaux éclaircissements sur le financement post-2020 des chantiers afin de les mener à leur terme.
  2. La question des gares de bus au droit des gares RER doit être réglée.
  3. Cinq gares RER attendent encore des réponses essentielles quant à leur avenir pour accueillir les navetteurs de façon optimale.

 

  1. Les travaux s’arrêteront-ils à nouveau en 2020 ?

Si les travaux du RER peuvent reprendre aujourd’hui, c’est grâce au fait que la SNCB et Infrabel disposent d’une enveloppe spécifique issue du Plan d’investissements pour le rail qui court jusqu’en 2020. Or à ce jour, les financements pour la poursuite des chantiers au-delà de cette période ne sont pas encore assurés. Il faudra pour ce faire que les autorités politiques fédérales et régionales se mettent d’accord sur trois accords de coopération interrégionaux parallèles :

  1. 1 entre le Fédéral et la Wallonie pour les travaux du RER ;
  2. 1 entre le Fédéral et la Flandre pour d’autres travaux en Flandre (type RER Anvers) : la Flandre veut obtenir au moins 230 millions d’euros ;
  3. 1 entre le Fédéral et les 3 régions, qui chapeaute les deux autres accords. Cet accord a été avalisé par le Conseil des ministres le 2 février dernier, mais il doit encore passer par le Conseil d’Etat. A ce jour cependant, le texte ne se trouve pas encore sur la table du Conseil d’Etat.

Lorsque ces accords auront été signés par les gouvernements, ils devront encore franchir, chacun, l’étape parlementaire dans les 4 parlements concernés !

Le cdH du Brabant wallon souhaite vivement que ces accords soient rapidement bouclés et avalisés par lesdites assemblées parlementaires. Mais vus les enjeux politiques et parfois communautaires qui sont en jeu, et vu la complexité et la difficulté de l’action politique, nous craignons que cette procédure prenne encore du retard, voire qu’elle bloque une nouvelle fois l’avancée du RER.

  • Le cdH du Brabant wallon se garde donc bien de tout triomphalisme suite à la reprise des travaux du RER, et exhorte l’ensemble des partenaires du projet RER, et en particulier le gouvernement fédéral, à mettre tout en œuvre pour bétonner au plus vite ces trois accords.

 

  1. Les bus TEC, partie intégrante du RER en Brabant wallon

Un Réseau Express Régional ne se conçoit pas exclusivement autour du réseau ferroviaire. Entre le domicile du navetteur et la gare de trains, les bus du TEC assurent en Brabant wallon le premier maillon du transport en commun vers la métropole. Il est important que ce service puisse être opéré avec efficacité, confort et sécurité : les bus doivent donc pouvoir circuler et stationner aisément à proximité directe des gares. Le constat aujourd’hui établi par le TEC du Brabant wallon ainsi que par les communes concernées est que la plupart des gares de bus sont saturées.

Depuis des années, TEC et communes effectuent le relevé de la situation existante à chaque gare RER en BW, ainsi que des besoins pour rencontrer la demande des voyageurs. Il en résulte que de nombreux aménagements sont nécessaires à proximité directe des gares RER, afin d’améliorer tant le confort et la sécurité des usagers que la fluidité du trafic dans ces zones. En particulier, pour l’ensemble des gares RER de la Province, il manquerait à ce jour 25 quais de bus (sur 52 existant).

Partant de ce constat, le cdH du Brabant wallon formule deux souhaits :

  1. Sur le financement de ces aménagements : selon l’accord de coopération passé en 2001 sous l’égide de la Ministre Ecolo Isabelle Durant, le Fédéral aurait dû participer au financement de ces infrastructures dans le cadre des chantiers du RER. Malheureusement, il semble bien que la charge incombe désormais en totalité à la Région wallonne.

Dans cette optique, Philippe Matthis a écrit en date du 26 janvier au Ministre wallon Di Antonio afin que ces infrastructures soient financées dans le cadre du Plan wallon d’investissements 2019-2024, lequel réserve au moins deux enveloppes à cet effet, pour un montant global de 1,130 milliard d’euros. Il semble que la position du Ministre soit favorable.

  1. Sur la mise en œuvre : afin de favoriser la qualité du service aux usagers du bus, mais également la qualité des déplacements des autres usagers de la voirie aux abords des gares, il y a lieu de mettre en place dans chaque commune une task-force TEC-communes-RW pour concevoir le projet le plus performant à tous points de vue.

 

  • Le cdH du Brabant wallon souhaite un RER efficace au plus proche du domicile des navetteurs, et comprenant donc également une offre performante de bus TEC. A cet effet, il demande au Ministre Carlo Di Antonio de bien vouloir activer les chapitres ad hoc du Plan wallon d’investissements 2019-2024 au bénéfice des gares de bus au droit des gares RER du Brabant wallon.
  • Par ailleurs, le cdH du Brabant wallon souhaite que, dans chaque commune concernée par une gare RER, une task-force soit mise en place afin de concevoir aux abords des gares RER les aménagements de bus les plus performants pour chacune des parties, tant les communes que le TEC et que le pouvoir subsidiant.
 

 

  1. Quelles gares pour le futur RER ?

Un montant global de 155 millions a été réservé par le Ministre fédéral de la Mobilité pour la rénovation/construction de cinq gares sur le parcours des deux lignes RER en BW, à savoir : Waterloo, Braine l’Alleud et Nivelles pour la L124 ; Rixensart et Ottignies pour la L161.

Hormis la gare de Waterloo, qui sera cofinancée par Infrabel, les quatre autres dépendront uniquement de l’enveloppe SNCB.

Même s’il subsiste des doutes quant au projet de nouvelle gare à Braine l’Alleud, on doit donc considérer que l’enveloppe de 155 millions doit permettre l’ensemble de ces travaux.

Bien entendu, le renouvellement quasi-intégral de la gare d’Ottignies, qui dispute chaque année à Namur le titre de gare la plus fréquentée de Wallonie, devrait absorber au moins 60 millions. Mais ce montant sera-t-il suffisant vue l’ampleur de la tâche à réaliser ?

  • Afin de trouver des solutions acceptables par tous à propos des gares RER et de leurs abords, et pour garantir de facto le succès du projet RER, le cdH du Brabant wallon demande qu’une task-force soit mise sur pieds, rassemblant les autorités fédérales et régionales, les instances de la SNCB, et les acteurs locaux.

  

Philippe MATTHIS         
Conseiller provincial, chef du groupe cdH          

Pour les communes concernées par le projet RER :

L161 :                                                                       L124 :                                            
Vincent GARNY                                                                                              Bernard CATALA            
Benoît THOREAU                                                                                           Olivier VANHAM            
Cédric du MONCEAU                                                                                      Bernard DE RO 

 

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        Projets prioritaires autour de Waterloo pour améliorer

              la Mobilité dans la commune 15

1. Rond-point ovale, chaussée de Charleroi sur la N5, à hauteur du Bigg’s
Ce projet a été adopté mais en recours donc sujet à des modifications éventuelles.
Profitons de ce recours pour demander la modification du plan et l’étude d’une sortie supplémentaire du Ring- Est en venant de Groenendael et accédant directement au nouveau rond-point.


en blanc la nouvelle sortie

But : un désencombrement du rond-point existant de Mont-Saint-Jean. Cette nouvelle sortie  passerait derrière le centre commercial Bix, permettant aux usagers venant du Ring (Groenendael) d’emprunter  la nationale 5 vers Genappe sans plus passer par le carrefour actuel de Mont-Saint-Jean.

2.Réalisation du contournement Nord de Waterloo (et sans doute Sud de Rhode-Saint-Genèse) 
Le ring- Est est de plus en plus engorgé et bloqué aux heures de pointes ou du fait d’accidents.

Un trafic de transit s’établit donc à travers Braine-l’Alleud mais principalement à travers Waterloo pour accéder (ou revenir) de Bruxelles Sud-Ouest (Uccle-Ixelles-Avenue Louise…) !

Un contournement Nord de Waterloo ou Sud de Rhode entre la N5 et le Ring EST s’avère donc nécessaire pour éviter le trafic de transit dans le centre et les quartiers résidentiels. Le tracé pourrait se faire depuis le Ring EST à hauteur de l’échangeur Dercheid et la chaussée de Waterloo à Rhodes (dans ce cas travail interrégional) ou la chaussée de Bruxelles à Waterloo.

 

 Sortie vers Derscheid, début du contournement

Une possibilité est de faire un tracé en déblais à travers champs (sur Waterloo) et ensuite sous la forêt de Soignes (ex : sous la drève de Lorraine) et ensuite vers la N5 à hauteur de la grande Espinette.

But : détourner et fluidifier le trafic de transit de la N5 en dehors de Waterloo-centre et Braine l’Alleud.

3.Entre Waterloo,Braine-l’Alleud, Lasne-Plancenoit et Genappe :aménagements de deux bandes réservées pour les bus et taxis sur la RN5

La proposition est de mettre la RN5 à 4 bandes, dont 2 réservées pour les bus, les taxis et les tracteurs, avec en outre un aménagement de pistes cyclables. Outre une meilleure sécurisation de la RN5, cet aménagement permettrait de rendre plus rapide la liaison bus entre le pôle Braine l’Alleud-Waterloo et le pôle Ottignies-Louvain-la-Neuve-Wavre.

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Demain une seule Intercommunale pour le Brabant wallon   14


Cette "Agence du Brabant wallon " fusionnerait l'Intercommunale du Brabant wallon (IBW), l'Intercommunale des eaux du centre du Brabant wallon (IECBW) et l'Intercommunale sociale du Brabant wallon (ISBW)

Une diminution drastique du nombre de mandataires (de 88 à 30 administrateurs et de 24 à 8 gestionnaires), une diminution des coûts de fonctionnement, une optimisation des services, une transparence totale et une meilleure lisibilité des institutions ne sont que quelques-uns des nombreux avantages d’une fusion des trois intercommunales du Brabant wallon !

 

Le Brabant wallon doit faire preuve d’innovation et d’intelligence et ainsi devenir une référence en Wallonie.

 Voir la vidéo d'André Antoine

 

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