Nous publions dans cette rubrique différents articles qui reflètent les priorités de Mieux Vivre à Waterloo (MVW) - CDH dans toute matière régie par un CPAS et plus généralement qui relève de l'action sociale et de la santé.
NB : dans les articles écrits pour le "Waterloo Info", publiés sous cette rubrique, seul est mentionné MVW puisque nos mandataires siègent au Conseil communal ou au Conseil du CPAS sous cette étiquette mais ils reflètent bien les positions de MVW- CDH.

 

 

 

Rôle du CPAS pour les sans domicile fixe(SDF) et les sans-abris de Waterloo 13                                                                    

 Il est curieux de constater que les médias ne s’inquiètent des sans-abris que durant la période hivernale… alors que ces personnes le sont également durant la bonne saison...Ne les confondons pas avec les sans domicile fixe !

Ces derniers sont des personnes qui pour l’une ou l’autre raison n’ont plus de logement où ils peuvent se domicilier. Elles trouvent refuge chez des amis ou des proches, lesquels les dépannent à titre provisoire mais ne souhaitent en aucun cas qu’elles se domicilient chez eux.
Elles reçoivent dès lors une adresse de référence au CPAS, afin de ne pas perdre leurs droits et leur inscription dans une commune, ce qui est tout à fait indispensable en Belgique.
Elles sont suivies par une assistante sociale qui les aide à retrouver domicile et dignité. Cette situation peut se résoudre assez rapidement, voire au bout de quelques mois, mais il y a parfois des cas plus complexes, notamment, de jeunes adultes, sans qualification et en situation conflictuelle avec leur famille.

Les sans-abris n’ont pas de domicile fixe, ni accès à un logement décent. Si cette catégorie de personnes concerne surtout les grandes villes, il en existe à Waterloo mais dans des proportions nettement moins importantes.

Il s’agit ici de personnes qui sont en rupture de ban avec la société et souvent victimes d’addictions diverses.
Assez paradoxalement, à Waterloo il y a plus de sans-abris en été, saison durant laquelle ils squattent des lieux publics ou privés : gares, parcs, entrées d’immeubles… En revanche, en hiver la plupart se débrouillent pour trouver un abri plus sûr. Pour les assistantes sociales, la priorité est de leur octroyer une adresse de référence et l’accès aux frais médicaux et pharmaceutiques. Ces personnes sont majoritairement de nationalité belge ou issus des pays limitrophes, il ne s’agit donc pas de sans-papiers, même, si, suite à  leur vie aventureuse, ils ont été momentanément rayés du Registre national.
Dans l’ensemble, leur gestion est nettement plus difficile. On peut placer quelqu’un dans un centre de désintoxication, mais sans une volonté réelle de la part du principal intéressé, c’est assez aléatoire…  De même, on ne peut les forcer à intégrer un abri, quand certains préfèrent garder leur indépendance…

 

Beatrix Marchand-Alaerts, 

Conseillère CPAS                                                                                           07.02.18

 

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Assurer l’opposition au CPAS           12

Être Conseillère de l’opposition au CPAS exige une approche autre qu’au Conseil communal. L’aspect politique n’intervient quasiment pas. En effet, au CPAS, je suis confrontée à des aspects fondamentalement humains.

Quel est alors mon rôle dans cette institution ?

Je siège au Conseil d’Administration qui se réunit chaque mois. J’y mène un travail de vigilance essentiellement sur le plan financier (budgets et comptes).

Mais le plus important est ma participation au Comité Spécial du Service Social (CSSS) qui se réunit deux fois par mois. Elle m’a permis, en début de mandat, de connaître tous les rouages de cette institution ainsi que les divers aspects des aides apportées aux personnes. J’y ai également découvert la compétence du personnel du service social : responsables des différents services, assistant(e)s sociales(aux), aides ménagères, membres des services de nursing et des repas à domicile… j’en passe, ma liste n’est pas du tout exhaustive !

J’ai mis aussi un point d’honneur à consacrer le temps nécessaire à une analyse minutieuse des dossiers qui rythment les séances de ce Comité. Si, heureusement, beaucoup de ceux-ci peuvent trouver une solution aisée, certains exigent des discussions approfondies, avec l’aide remarquable des assistants sociaux, car leur solution est loin d’être évidente.
Expérience acquise au fil des années et connaissance des dossiers me permettent alors d’intervenir de façon efficace et objective.

Je pense ainsi que cette méthode de travail qui mêle vigilance, efficacité et humanité est bien celle qui, au CPAS, traduit le mieux l’objectif d’opposition constructive poursuivi par MVW-CDH dans toutes les instances communales.

Beatrix Marchand-Alaerts, 

Conseillère CPAS

 

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SDF : le CPAS,une bouée de sauvetage  11   

Nous avons connu un mois de janvier assez frisquet, plusieurs personnes se sont inquiétées auprès de moi au sujet d’éventuels sans abris sur le territoire de Waterloo. Je peux les rassurer tout de suite : cet hiver, personne ne loge dans la rue. Les cas rencontrés l’année dernière ont tous trouvé une solution : logement, hospitalisation et… malheureusement un décès.

SDF (Sans Domicile Fixe) est un terme légal. Il désigne toute personne qui n’a pas (ou n’a plus) de résidence dans la commune ; elle n’est donc plus inscrite au registre de la population, il y a eu radiation d’office.
La loi du 24 janvier 1997 a introduit la possibilité pour les personnes sans abri de prendre une adresse de référence au CPAS, elles peuvent ainsi conserver leurs droits aux prestations sociales ou les faire valoir, notamment en matière de chômage.

L’adresse de référence concerne un large public : des personnes sans travail, déstabilisées après une séparation brutale avec leur conjoint ou victimes d’autres aléas de la vie…

La plupart de ces personnes qui se présentent au CPAS ont, de fait, un logement, le plus souvent chez un proche, mais il s’agit là d’une situation provisoire, elles ne peuvent s’y domicilier. Cependant, leur situation devient à nouveau normale au bout de quelques temps.

Il existe des cas plus précaires : les véritables sans abri. Ils squattent des parkings ou des abris de jardin sur le territoire de Waterloo… Il s’agit le plus souvent d’individus souffrant d’addictions diverses (drogues, alcool…). Grâce à un long travail des assistantes sociales, le CPAS peut leur octroyer une adresse de référence.  Après accord sur un projet individuel d’intégration sociale (PIIS), ces personnes pourront bénéficier d’un régime d’insertion sociale (RIS) : accès aux frais médicaux et pharmaceutiques, éventuellement une gestion budgétaire et un logement. 

Quant à gérer le problème de fond c’est une autre histoire.

Beatrix Marchand-Alaerts, 
Conseillère CPAS

                                                                                                                               08.02.17

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