Un job, une expérience professionnelle… grâce au CPAS   5
Non, ce n’est pas un conte de Noël mais une mission des CPAS qui vise des personnes sans-emploi ; elle s’inscrit dans le cadre des articles 60§7 et 61 de la loi du 8 /7/1976*.

En cette fin d’année bien triste, je souhaitais vous informer d’une action positive qui fonctionne bien partout et particulièrement au CPAS de Waterloo.

* Cette compétence est transférée aux Régions. La législation fédérale reste d’application, jusqu’à ce que la Wallonie décide de modifications ou de nouvelles règles en la matière.

De quoi s’agit-il ?
Dans le cadre du droit à l’intégration sociale, une des missions des CPAS est de proposer un emploi à certains allocataires sociaux afin de leur procurer une expérience professionnelle ou de leur permettre de récupérer leur droit à une allocation sociale.

La spécificité du "contrat articles 60§7 et 61 " est d’engager un bénéficiaire du R.I.S. (Régime d’Insertion Sociale), avec un contrat de travail à durée déterminée, pendant la période nécessaire pour que cette personne puisse justifier ses droits aux allocations de chômage. La durée du contrat de travail, 12, 18 ou 24 mois, varie en fonction de l’âge du travailleur. Le CPAS perçoit un subside fédéral pour l’encadrement des travailleurs.

Emplois sous l’article 60 §7
Le CPAS est toujours juridiquement l’employeur et, en cette qualité, bénéficie d’une exemption des cotisations sociales. Deux hypothèses se présentent :
- soit, le travailleur preste au sein des services du CPAS,
- soit, le travailleur est mis à la disposition d’une commune, d’une ASBL, d’une intercommunale à but social etc…
A Waterloo, il est souvent utilisé pour mettre au travail des personnes seules, souvent des femmes, séparées, divorcées ou veuves n’ayant jamais exercé un emploi. Ces personnes sont mises à la disposition soit du CPAS, soit d’ASBL sises à Waterloo ou dans des communes avoisinantes ; elles ont pu ainsi s’insérer dans le monde du travail et dans certains cas retrouver un emploi. D’autre part, il permet au CPAS de soutenir efficacement les ASBL qui engagent ces travailleurs.

 Emplois sous l’article 61
L’employeur est une personne privée : une petite ou moyenne entreprise. Cet article donne, notamment, la possibilité d’offrir un premier emploi à des jeunes frais émoulus de leurs études ou de leurs formations. Cette première expérience peut les mener à un emploi stable dans l’entreprise qui les a embauchés ou chez un autre employeur qui, grâce à celle-ci, sera enclin à lui offrir un contrat à durée indéterminée.
Ces derniers mois, à Waterloo, plusieurs personnes ont ainsi trouvé un emploi grâce à l’article 61. Ce type de contrat offre aussi un avantage aux employeurs : tester les compétences du jeune durant une durée déterminée et éviter ainsi le risque de devoir résilier un engagement avec toutes les charges de préavis que cela comporte.

Au-delà des spécificités techniques de cette législation, je retiens qu’elle permet à pas mal de personnes, avec ou sans qualifications, de bénéficier d’une expérience professionnelle et de se (ré) insérer dans la vie professionnelle. Les résultats sont encourageants à Waterloo, grâce, en premier lieu, au travail des assistantes sociales du service d’insertion que je tiens à féliciter.

Beatrix Marchand-Alaerts,

Conseillère CPAS                                                                                    

                    23.12.15              

 

_____________________________________________________________________________

Logement des seniors à Waterloo (3/3)   4

Pistes pour optimiser l’offre

En conclusion de cette série d’articles, je vous fais part des pistes qu’en ma qualité de représentante du CDH-MVW au CPAS je compte suivre, en collaboration avec nos Conseillers communaux, pour améliorer l’offre de logement des Seniors à Waterloo.

- Concernant les Maisons de Repos et de Soins

Dans le premier article (voir ci-dessous 2), j’ai décrit l’offre abondante en Maisons de Repos et de Soins à Waterloo, mais la plupart de celles-ci ne sont pas accessibles aux personnes disposant de revenus modestes ou même moyens. Pour continuer à vivre à Waterloo, il leur reste dès lors le Gibloux comme seule option possible, mais faut-il encore que des places soient disponibles ! La solution ne serait-elle pas alors d’édifier un Gibloux 2 ?

La création d’une nouvelle Maison de Repos et de Soins publique exige un autre site (terrain disponible ?), une nouvelle construction, l’engagement d’un directeur, du personnel soignant compétent et d’une équipe de maintenance. Cet important investissement n’est financièrement pas envisageable pour le moment.

Ma première piste : proposer l’agrandissement de la Maison de Repos existante qui est une solution nettement moins onéreuse et, surtout, possible de mettre en œuvre dans un délai relativement court.

 

- A propos des Centres de Jour

Nous avons vu que ces Centres peuvent être le complément indispensable d’une prise en charge à domicile. Ils existent à Waterloo, mais uniquement dans des Maisons de Repos privées.

Ma deuxième piste : créer un Centre de Jour relevant du CPAS, dans une habitation, à trouver et à aménager, située non loin du Gibloux pour faciliter la distribution des soins et la présence d’un personnel compétent.

 - Aide à l’adaptation du logement (Habitat Kangourou ou similaire)

À Waterloo dans les années 60/80, beaucoup d’habitations avec un jardin ont été conçues pour des familles de 3 enfants et plus. Ceux-ci partis depuis longtemps, leurs parents, propriétaires d’un logement devenu trop vaste, peinent avec l’âge à assurer son entretien. S’ils se résolvent finalement à le vendre, ils ne sont, hélas, pas certains de trouver un appartement à Waterloo car, du moins dans une nouvelle résidence, son prix est souvent plus élevé que celui d’une maison 4 façades avec jardin. Face à cette situation, il existe une autre solution, celle de l’habitation dite "Kangourou ".

Ma troisième piste : autoriser des propriétaires à scinder leur maison unifamiliale en deux logements distincts. Avantage de cette solution : les propriétaires peuvent continuer à vivre dans leur maison, tout en permettant à de jeunes couples, par exemple, de venir s’installer dans notre Commune et ainsi contribuer au rajeunissement bien nécessaire de la population. Néanmoins, pour la mettre en œuvre, il faudrait un changement de politique de la majorité qui, sous la houlette de l’ancien Bourgmestre, s’est obstiné à refuser ce type d’aménagement immobilier.
Il est donc important que tous ceux intéressés par cette solution joignent leur voix à la nôtre pour convaincre la Bourgmestre que cette solution, bien encadrée, est gagnante pour ses habitants seniors mais aussi pour la Commune qui peut ainsi accueillir une population plus jeune qui est gage d’avenir.

 - Prise en charge à domicile

Beaucoup de Seniors n’imaginent pas de devoir un jour quitter leur domicile, acquis parfois après de nombreux sacrifices, pour s’installer dans une Maison de Repos. Rester chez eux leur permet en outre de continuer à participer à la vie sociale de la commune, de la paroisse, du club sportif… et bien sûr d’accueillir les petits-enfants.
Il arrive cependant qu’après un petit accroc, une hospitalisation… le retour à la maison pourrait poser quelques problèmes. Trouver à ce moment-là, en urgence, une place dans une Maison de Repos relève du parcours du combattant et force souvent le Senior et sa famille à devoir opter pour une institution qui ne répond pas à leurs vœux. Dès lors, le maintien à domicile, ne fut-ce que sur un plan psychologique, reste dans beaucoup de cas la meilleure des solutions ; mais, faut-il encore pouvoir y assurer le suivi médical du Senior en fonction de son nouvel état de santé et en supporter la charge financière.

Ma quatrième piste : l’assurance autonomie obligatoire, solidaire et ouverte à toute la population, que le Ministre Maxime Prévot (CDH) met en œuvre pour 2017 : elle permet à toute personne confrontée à une perte d’autonomie de bénéficier de services et de soins à domicile, que ce soit de façon ponctuelle ou pour une plus longue période. Je ne manquerai pas de vous détailler, en temps utile, dans cette rubrique, le contenu de cette assurance.

 

Voilà quatre pistes qui peuvent offrir un ensemble de solutions dont chaque Senior de notre Commune peut choisir celle(s) qui lui correspond(ent) le mieux en fonction de son état de santé, de ses choix et de ses revenus. Je ferai tout mon possible, avec le soutien du CDH-MVW de Waterloo, et en particulier de ses Conseillers communaux, pour que ces pistes puissent se transformer en solutions effectives.

Mais, je souhaiterais fortement connaître vos réactions et suggestions à la suite de ces 3 articles sur le logement des Seniors et spécialement sur ces pistes que je propose pour optimiser l’offre en cette matière.
Pour ce faire, envoyez-moi un mail à notre adresse : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. .

Beatrix Marchand-Alaerts
Conseillère CPAS                                                                       10.11.15

 

_____________________________________________________________________________

Logement des Seniors à Waterloo (2/3)   3

De mon premier article (voir ci-dessous 2), il ressort clairement que l’offre en Maison de Repos (MR) et en Maison de Repos et de Soins (MRS) à Waterloo se limite soit au Gibloux géré par le CPAS, soit à des établissements privés gérés par des grands groupes, tels ORPEA ou le Noble Age.
Cette situation peut présenter plusieurs inconvénients :
-  Le choix du Gibloux, aux prix raisonnables, n’est pas toujours possible, même si la personne est dans une situation financière précaire, vu le manque de places disponibles.
- Le recours au privé est nettement plus onéreux.
- La disparition, à Waterloo, de petites structures indépendantes, à taille humaine et à ambiance familiale, peut avoir un impact négatif pour des personnes fragiles. Celles-ci, personnes âgées ou autres à mobilité réduite, souffrant de troubles neurologiques ou de déficience mentale, peuvent, nombre de médecins[1] le constatent, être confrontées dans les nouvelles grandes structures à un service, certes souvent correct, mais impersonnel et peu chaleureux.

Face à ce constat, je posai, en conclusion du précédent article, la question de l’existence de solutions alternatives efficaces pour le placement des personnes âgées.Tel est le sujet de mon deuxième article écrit à partir d’informations obtenues auprès de différents spécialistes dont Monsieur Jean-Marc Poullain, en charge de l’hébergement institutionnel au sein de la Cellule Santé dirigée par Monsieur Denis Henrard, chef de cabinet adjoint du Ministre Maxime Prévot. Ce dernier gère désormais, dans le Gouvernement wallon, toute la problématique du logement des Seniors.

Solutions pour une offre plus large
Convenons, avant d’examiner des solutions alternatives, que le placement dans une Maison de Repos ou de Repos et de Soins reste dans certains cas la seule solution envisageable. Dans ce cadre, le Ministre Prévot désire légiférer pour pérenniser l’existence de petites entités et éviter des abus sur le plan du prix.

Maintenir des petites entités
Du fait des normes drastiques votées au niveau Fédéral, l’offre en petites Maisons de Repos privées à taille humaine s’est hélas fortement réduite. En effet, la plupart de ces entités ne répondaient plus aux normes mais ne possédaient pas les moyens financiers pour s’y conformer.
Pour essayer de remédier à cette situation, peu après le transfert des compétences en la matière à la Région, un arrêté régional du 18 décembre 2014 a donné un répit à ces petites institutions : la mise en œuvre de ces normes est postposée de 3 ans, afin de pouvoir déterminer, après analyse avec l’aide de médecins coordinateurs, les normes réellement nécessaires à une vie de qualité des pensionnaires.
Cette démarche pourrait ainsi donner la possibilité aux petites Maisons de s’adapter aux normes prescrites sans un coût financier trop important. En aucun cas, cet allègement des normes ne devra porter atteinte à la qualité des services.

Travailler sur les prix
Sujet à la fois compliqué et sensible qui va être examiné sous deux aspects : prix de base/suppléments et justification du prix demandé.
- Prix de base/suppléments
Le prix demandé pour une chambre est, dans beaucoup de cas, un prix plancher auquel il faut ajouter des suppléments, souvent très élevés, pour bénéficier de services, même essentiels ! Ce qui rend le montant à payer très onéreux.
L’intention du législateur wallon serait d’interdire aux exploitants de facturer certains suppléments concernant des services considérés comme allant de soi parce qu’ils font partie intégrante de la vie au 21ème siècle (par exemple, la télédistribution ou le raccordement téléphonique).
- Justification du prix demandé
La fixation du prix de la chambre est libre et n’est liée à aucune obligation légale. Le législateur wallon voudrait exiger que les gestionnaires de ces entités présentent à l’autorité compétente un plan financier, afin qu’elle puisse effectuer un contrôle en amont et éviter ainsi des abus, comme demander pour une chambre le prix fixé pour les chambres " luxueuses", alors que, par manque de personnel qualifié, son occupant ne pourrait pas bénéficier d’une aide au moment des repas ou d’autres services prévus pour cette catégorie.
Grâce à ce plan, l’autorité compétente pourra aussi vérifier, en cas d’extension d’une Maison de Repos, si les anciens résidents continuent à bénéficier du même prix pour leur chambre, ce qui, actuellement, n’est pas toujours le cas.

 Solutions alternatives 
Pour de nombreuses personnes âgées, des médecins spécialistes considèrent que d’autres solutions peuvent être envisagées. Elles offriraient des avantages :
- ces personnes âgées resteraient dans un environnement qui leur est familier, à des conditions moins onéreuses qu’en cas de placement dans une institution ;
- le financement de leur mise en œuvre représenterait une charge moins coûteuse pour la société.
Passons-les brièvement en revue. 

Prise en charge à domicile 
La personne est prise en charge par ses proches. C’est ce qui s’est passé durant des siècles dans des demeures qui regroupaient grands-parents, parents, enfants… Sans rassembler toutes les générations, c’est une solution qui est encore souvent envisagée et qui peut être bénéfique pour toutes les parties. Il faut la promouvoir tout en veillant à prendre des mesures strictes pour éviter ou sanctionner les cas de maltraitance de personnes âgées, hélas nombreux dans ce type d’hébergement.
Dès lors, un projet de loi du Ministre Prévot est à l’étude pour mettre en œuvre, en 2017, une assurance autonomie obligatoire, solidaire et ouverte à toute la population. Elle permettra à toute personne confrontée à une perte d'autonomie de bénéficier de multiples services à domicile. La présence régulière d’un personnel compétent, pour prodiguer ces soins et aides à domicile, permettrait aussi de détecter plus facilement d’éventuels cas de maltraitance de ces personnes.

Centres de Jour 
Ces institutions prennent en charge pendant la journée, une ou plusieurs fois par semaine, des personnes âgées même grandement dépendantes. Elles soulagent ainsi les aidants proches qui peuvent ce(s) jour(s)- là prendre un peu de liberté.
Le Centre de Jour peut-être le complément indispensable de la prise en charge à domicile. Ces Centres sont actuellement trop peu nombreux en Wallonie, alors que les Maisons de Repos du secteur public, telles celles rattachées à des CPAS, ou du secteur privé peuvent bénéficier de subsides de la Région wallonne pour en créer ou y augmenter le nombre de places disponibles.

Aides à l’adaptation du logement 
Elles existent sous différentes formes :
- La plateforme Bien Vivre Chez Soi donne de nombreuses informations en matière d’aménagement via leur site internet (http://bienvivrechezsoi.be). Elle indique notamment la façon d’obtenir gratuitement la visite d’une personne du service conseil en aménagement.
- L’AWIPH (Agence Wallonne pour l’Intégration des Personnes Handicapées) octroie une aide financière pour effectuer divers travaux destinés à l’aménagement du domicile des personnes à mobilité réduite (tél. vert gratuit 0800 /16 061).
- La Province du Brabant wallon délivre, sous certaines conditions, une prime en vue d’effectuer des travaux à l’adaptation du logement des personnes âgées et/ou handicapées.
- Enfin, l’aide octroyée par les mutuelles et certains CPAS n’est également pas négligeable.

L’habitat partagé
Ce projet, originaire de Grande Bretagne (Abbey Field), propose un habitat groupé de type participatif, basé sur la solidarité et destiné aux aînés.
De nouvelles constructions se sont inspirées de cette idée : chacun garde un espace privé mais partage la jouissance du jardin, du parking et d’un espace commun offrant des facilités aux habitants.
L’habitat groupé est un processus participatif : les futurs habitants travaillent ensemble dès le début du projet, chacun y apportant sa contribution, ses idées, ses attentes. Tout est mis en oeuvre collectivement, y compris les aspects financiers et environnementaux. Dans les grandes structures, une ASBL, une Coopérative ou un Comité prend les décisions. Ce type de solution permet d’éviter les problèmes de sécurité et d’isolement.
A Waterloo, le projet Bella Vita y correspond à peu près, cependant l’accès aux logements et aux services est coûteux et ne s’adresse qu’à une minorité privilégiée.

L’habitat kangourou
Concrètement, la personne âgée s’installe au rez-de-chaussée d’une habitation tandis qu’un jeune ménage ou une famille occupe le reste de la maison. Dans la plupart des cas, la personne âgée est propriétaire des lieux et il est prévu un contrat qui précise les modalités du vivre ensemble et le loyer modique payé par les occupants.
Cette formule d’habitat simple et efficace permet aux personnes âgées de mieux vivre chez elles grâce à un voisinage bienveillant et peut aider des personnes à faibles revenus.
Tout en préservant l’intimité de chaque cohabitant, cette proximité voulue et choisie est l’occasion de tisser des liens et de recréer une société à dimension humaine.
A Waterloo, cette proposition a été systématiquement rejetée par la majorité politique.

Dans le prochain article, je vous informerai de la politique en cette matière que le CDH-MVW de Waterloo, par mon intermédiaire et celui de ses Conseillers communaux, compte défendre.
(à suivre)

Beatrix Marchand-Alaerts,
Conseillère CPAS
 __________

[1] Ce qui est ressorti d’un entretien avec le docteur Philippe Jacquerye, chef du service de neurologie à l’hôpital St Pierre à Ottignies.

                                                                                                                   09.09.15

   _____________________________________________________________________________

 Logement des Seniors à Waterloo (1/3)    2

La population de notre pays, et celle de Waterloo en particulier, vieillit. Même si la santé et l’hygiène de vie de la population des seniors sont bien meilleures qu’il y a quelque 20 ans, une analyse de leurs besoins actuels et futurs en matière d’hébergement, de soins de santé et d’assistance reste indispensable (voir à ce sujet une interview de M. Philippe Defeyt, président du CPAS de Namur, parue dans " La Libre Belgique " des 16-17 mai 2015).

Mon objectif ici est d’analyser ces besoins et suggérer des solutions pour les seniors de Waterloo.
Dans un premier article, je fais le tour de l’offre existante dans notre Commune et relève les problèmes qu’elle peut poser à nos seniors.
Le deuxième article examine les solutions qui pourraient y être apportées, notamment par des initiatives que la Région wallonne, désormais compétente en cette matière, mettrait en œuvre au cours de l’actuelle législature.
Enfin, munie de ces informations, je vous ferai part, dans un dernier article, des suggestions, que je préconise au nom de MVW-CDH, pour l’accès au logement des seniors à Waterloo.

Etat de la situation à Waterloo

L’état des lieux des Maisons de Repos (MR) et des Maisons de Repos et de Soins (MRS) à Waterloo est simple : d’un côté il y a le Gibloux, qui dépend du CPAS, de l’autre des Résidences Services privées.

Le Gibloux, maison de repos et de soins dépend du CPAS de Waterloo.

Le projet de créer une Maison de Repos et de Soins à Waterloo a vu le jour grâce à la détermination de Madame Geneviève Ryckmans, députée et sénatrice (CDH, ex-PSC), devenue présidente du CPAS après les élections communales de 1976. Elle souhaitait une maison de repos résolument moderne avec une aile « Repos et Soins » (vu le nombre de personnes de plus en plus dépendantes) et, en articulant autour de celle-ci, un service d’aide à domicile, un service de transport, un service d’aide aux familles… À l’époque, ce projet était résolument novateur. La première pierre du Gibloux fut posée en 1979.

Dans la Maison de Repos*, le prix des chambres, toutes individuelles, varie, selon leur surface, de 41.55 EUR à 50.62 EUR par jour (+ 1.264 à 1.540 EUR par mois).
La Maison de Repos et de Soins comprend une petite dizaine de chambres doubles au prix de 40.17 EUR par jour (± 1.222 EUR par mois), le prix des autres chambres individuelles est de 50.52 EUR par jour (± 1.537 EUR par mois).
En outre, il existe des logements qui s’apparentent plus à une seigneurie avec des chambres nettement plus spacieuses, voire des petits flats, dont le prix varie entre 54.58 EUR et 61.08 EUR par jour (± 1660 EUR à 1858 EUR), ainsi qu’un petit (et unique) appartement à 67.43 EUR par jour, soit ± 2051 EUR par mois.

Comme le Gibloux dépend du CPAS et donc forcément financé par la commune, vous comprendrez que la priorité soit donnée aux habitants de Waterloo ou aux personnes dont un enfant habite la commune. Une liste d’attente est scrupuleusement respectée.

 * Toutes ces données m’ont été communiquées par Madame Ghorain, directrice ff. du Gibloux que je remercie d’avoir bien voulu me consacrer un peu de son temps.

Les Résidences Services Privées 

- La Résidence de la Cense S.A.

Elle se situe à présent sur le site du Berlaymont, ses bâtiments sont neufs, le cadre est bucolique, cependant très éloigné du centre de la commune. Le prix des chambres est de 76 EUR ou 77 EUR par jour (± 2.327 EUR par mois) selon leur situation. Cette résidence fait partie du groupe français " Le Noble Age ".

 - La Résidence Allard

Sise précédemment à Braine l’Alleud, avenue Allard, cette résidence déménage actuellement sur le site « Bella Vita », avec l’avantage de se trouver non loin du centre et des magasins. Le prix des chambres varie de 90 EUR à 130 EUR par jour (± 2.737 EUR à 3.954 EUR par mois). Cette maison appartient au grand groupe français ORPEA.

- Le Château Chenois, SPRL
Il se situe chemin des Postes dans un ancien couvent complètement rénové et est entouré d’un beau parc.
Le prix des chambres varie de 56.05 EUR à 101.05 EUR par jour (± 1660 EUR à 1858 EUR) ; les studios (prix de 2013) de 116.05 EUR à 126.05 EUR par jour (± 3530 EUR à 3824 EUR). Le Château Chenois fait également partie du groupe français ORPEA.

Pour trouver des maisons de repos à des prix plus abordables, il faut chercher dans d’autres communes du Brabant wallon. Je mentionne, à titre d’exemple, quelques Maisons de repos de Braine - l’Alleud :

- La Villa 34
Elle est sise rue Wayez face à l’entrée de l’hôpital. Le prix en chambre double est de ± 1.063,04 EUR par mois et celui d’une chambre individuelle de ± 1.417 EUR à 1.538 EUR par mois.

- A la Grange des Champs                                                                    
Cette maison de repos dépend du groupe ORPEA. Le prix de ses chambres oscille entre 53.93 EUR et 62.56 EUR par jour, soit un prix mensuel allant de ± 1.640 à 1.903 EUR.

- La Résidence le Ménil
Cette maison fait partie du groupe belge ARMONEA. Le prix par jour est de 41.91 EUR en chambre double et de 46 EUR à 68 EUR par jour en chambre simple, soit un prix variant de ± 1.275 EUR à 2.068 EUR par mois.


Ce rapide état des lieux de l’offre actuel à Waterloo et partiellement à Braine-l’Alleud suscite une série de questions :

  • faut-il approuver ou regretter que la majorité des résidences, gérées précédemment par des particuliers, le sont maintenant par des grands groupes internationaux ?
  • les prix pratiqués dans le privé sont-ils accessibles à une majorité de seniors ?
  • y a-t-il suffisamment de Maisons de Repos et de Soins, c'est-à-dire de lieux indispensables où placer une personne âgée et/ou handicapée, dont les proches n’ont ni la compétence, ni la possibilité d’assumer la garde ?
  • quels sont les soins dispensés en Maison de Repos et de Soins (MRS) privée qui sont réellement compris dans le prix des chambres ?
  • faut-il un engagement plus important de la part des pouvoirs publics ?
  • en dehors des Maisons de Repos, existe-t-il des solutions alternatives efficaces pour le placement des personnes âgées ?

Pour pouvoir répondre à ces questions, j’ai recueilli une série d’informations auprès du Ministre Maxime Prévot (CDH) et de son cabinet qui gère dans le Gouvernement wallon toute la problématique du logement spécifique pour les seniors. Je me suis également adressée à quelques spécialistes dans ce domaine.
Je rapporterai le résultat de mes investigations dans le deuxième article de cette série.

A suivre... 

 Béatrix Marchand-Alaerts                                                                            27/05/15
Conseillère CPAS 

 

_____________________________________________________________________________

 Un statut pour le parent-aidant ? 1

Le chômeur qui voulait soigner un proche pouvait jusqu'à l'an dernier demander une exemption pour raison sociale ou familiale. Il était alors reconnu comme provisoirement indisponible. Ses allocations de chômage étaient maintenues, même si revues à la baisse, et il pouvait ensuite retourner directement sur le marché du travail.

 Depuis le 1er janvier, c'est fini, plus d'exemption possible.

 Le CDH a invité le ministre de l'Emploi Kris Peeters (CD&V) à revoir sa copie, tout en continuant de lutter contre les abus.

 "Autant il n'est pas acceptable que des prétextes bidons soient utilisés pour obtenir une dispense de disponibilité permettant donc d'échapper à l'obligation de la recherche d'emploi, autant ne pas prendre en considération l'investissement auprès d'un proche gravement malade ou lourdement handicapé serait injuste et inacceptable", affirme la députée Catherine Fonck.

 Grâce au CD&V, la majorité a fait marche arrière le 27 février. Cette mesure est maintenue !

 En tant que conseillère CPAS je suis heureuse de constater que l’équité l’a emporté finalement pour ces personnes qui ont un proche dans une situation de grande dépendance. C'est une question de simple bon sens : la personne qui s'occupe de son enfant atteint d'une quelconque maladie orpheline, de son vieux père devenu sénile, de prodiguer des soins palliatifs à un conjoint... coûte nettement moins cher à la société que la mise en place de toute une infrastructure qui n'est, du reste, pas toujours existante. Cette personne effectue un travail à plein temps, il est donc normal que la société rémunère ce travail par solidarité.

A mon avis, une autre catégorie de personnes devrait être prise en compte : les jeunes parents, compte tenu du manque de crèches, de leur coût élevé pour des petits salaires. Sinon, leur choix de vie pourrait être : travailler ou avoir un enfant ? Dans quelle société souhaitons-nous vivre ?

 Toutes ces personnes ne devraient-elles pas pouvoir opter pour un statut de parent aidant, comme cela existe dans d’autres pays ?

 Béatrix Marchand-Alaerts                                                                            01/03/15
Conseillère CPAS